un Pape victime de la Révolution Française meut à Valence.  (1799)

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mise à jour le 7-4-2007

lien avec wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pie_VI
1-Son passage à Saint Marcellin
2- Sa nuit à Romans
3-Son décès à Valence (1799)

Le Passage du pape en Isère – Juillet 1799   D’après ADI  (L 122 et L 198) la Révolution en Isère 1788-1799 – CRDP de Grenoble,

Le 18 messidor an VII (6 juillet 1799) lettre du directoire exécutif près le département de l'Isère

 Au ministre de l'intérieur

J'ai l'honneur de vous prévenir qu'en exécution de l'arrêté du Directoire exécutif du 22 prairial dernier, ordonnant le transport du Pape de Briançon à Valence, le pape est arrivé ce matin à Grenoble. Les fatigues du voyage, son grand âge me déterminent, d'après l'avis des officiers de santé, à lui laisser prendre ici deux jours de repos. Il continuera ensuite sa marche jusqu'à Valence... J'ai pris toutes les mesures qu'exigeait la sûreté de son transport. Une escorte de 15 gendarmes, commandée par un officier, l'accompagne pendant sa route. Les ordres les plus précis sont donnés pour empêcher toutes communications avec lui, qui ne seraient pas nécessai­res et notamment avec les personnes suspectes. Pour veiller plus particulièrement à la sûreté de son transport et faire préparer sur la route les logements nécessaires pour le Pape et sa suite, j'ai cru devoir charger un commissaire spécial qui l'accompagne pendant son voyage sur ce dépar­tement (1). Le Pape fournit lui-même aux frais de son transport et des personnes à sa suite...



1-Son passage à Saint Marcellin
26 messidor an VII (14 juillet 1799)

Lettre du Commissaire municipal du canton de St-Marcellin au commissaire exécutif du départe­ment

Citoyen commissaire

Le pape est venu loger, le 24 de ce mois, dans la maison du citoyen Falcoz (2), que vous aviez désignée. Cette maison était inhabitée, les lits détendus, il n'y avait point de linge, les clefs étaient au pouvoir de la citoyenne Brenier, meunière... Elle a tout mis en ordre et fait les autres fournitures nécessaires. J'ai transmis par écrit au chef de la brigade de la garde nationale, l'ordre d'une garde continuelle de vingt hommes... La garde a toujours été composée d'hommes choisis; nombre d'officiers étaient à leur tète et la consigne a été scrupuleusement observée. Chaque jour

il y a eu au moins 3 000 femmes à la porte de la cour; sur les quatre à cinq heures du soir, elles demandaient avec instance d'entrer dans la cour, et de là dans les allées, pour être à portée de recevoir sa bénédiction. D'après l'avis par écrit du citoyen Rolland, on a eu cette déférence le deuxième jour; le premier, non. Le citoyen Rolland craignait non sans raison, qu'une trop grande rigueur ne portât le peuple à des extrêmes; entre deux maux, il voulut éviter le pire.

(1) Rolland,cité plus loin, est le commissaire délégué Pour veiller à !a sécurité du transport du Pape. Celui-ci est un vieillard mala­de qui meurt au cours de son transfert, à Valence, le 29 Août.

(2) Falcoz, comte de la Blache, châtelain de Beaulieu. Le Pape séjourna à Corps, la Mure,Vizille, Grenoble et Tullins, Saint Marcellin et Romans avant d’arriver à Valence.

2- Sa nuit à Romans ()

3-Son décès à Valence (1799) (lire la page)