Le monde depuis 1945

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-La guerre froide (URSS)
- La décolonisation (Indochine, Algérie)
-les guerres civiles (Rwanda, Cambodge, Ex-Yougoslavie)
-Les années 60-80 en Europe
- Implicite (Hitler)

la Guerre froide
le goulag : le tour de valse (URSS 1953)
l'eau et la terre ; auteur et dessin SERA, 04-2005
Delcourt :http://www.editions-delcourt.fr/album.php?id=1115
commentaire sur BDgest : http://www.bdgest.com/critique_876.html

mise à jour 18-2-2009
 
c'est une publication des éditions Aire Libre / Dupuis , octobre 2004; 72 pages

l'histoire se déroule en 1953 en Sibérie.
les relations entre les dirigeants de l'URSS dans Bilal et Christin , "Partie de chasse"

Scénario : Pierre Christin

Dessin : Anne Goetzinger

Editeur : Dargaud

une serie pour 5 enquetes policieres dans les années 50 dont une à Berlin pendant la Guerre froide
lire : http://www.bedetheque.com/serie-1624-BD-Agence-Hardy.html


la décolonisation
- Les oubliés d'Annam de Lax et F. Giroud,
Voir aussi Bernard Chamblet en Indochine

- Azrayen de Lax et F. Giroud

voir la page consacrée à la serie "carnets d'Orient" de Ferrandes

Les guerres civiles 

-Rwanda

















mais aussi de Stassen , "Deogratias
lire le résumé : http://www.bdselection.com/php/chroniquebd-654_D%C3%A9ogratias.html


description de cette BD par le site amazon et par un de ses lecteurs:
Amazon.fr
Dans les rues de Butare, un jeune homme déambule, l'air absent et le regard pris de folie. C'est le jeune Déogratias, en quête d'urwagwa - la bière de banane. Nous sommes en Afrique, au Rwanda. Déogratias a peur de la nuit. Sa tête est "toute pleine de froid". Parfois, il se prend pour un chien. Avant, il était un garçon comme les autres, amoureux de son amie Bénigne. Et puis, il y a eu le génocide. Déogratias est Hutu. Bénigne, elle, est Tutsi. Et là, tout a basculé...

Le propos est ambitieux : comment aborder en bande dessinée un sujet aussi délicat que le génocide rwandais ? Il fallait tout à la fois une grande sensibilité, un réel amour des gens et une bonne connaissance de l'Afrique. Stassen se fait le porte-voix de tous ceux que la vie a oubliés dans les marges, jeunes en rupture (Le Bar du vieux Français) ou habitants des banlieues (Louis le Portugais). Déogratias n'est pas seulement une excellente BD. C'est, tout simplement, un grand livre. --Gilbert Jacques

Afrik.com
Plus qu'une bande dessinée, " Déogratias ", du Belge Jean-Philippe Stassen, est un livre de référence sur le génocide rwandais. A mettre en toutes les mains vite. Très vite. Dès la première page, le ton est donné. Ceci n'est pas une bédé de loisir. Coup de cœur d'Afrik.com
Voilà une bande dessinée sur le génocide rwandais sans indignation, ni morale. Une BD témoignage. Sans caricatures. L'auteur, Jean-Philippe Stassen, rend compte de toute la complexité de ce drame. Ses traits appuyés accentuent l'absurdité de la situation. Fascinant.

Il y a longtemps qu'une BD n'avait pas eu la force et la profondeur de " Déogratias ". Titre-programme. Un travail ciselé de main d'orfèvre. Stassen a des comptes à régler avec plusieurs personnes, voire avec des pans de la société. Les personnages masculins sont nains et ridicules. Il fustige une certaine Eglise, se moque des militaires en manque de fantasmes, méprise la mentalité de " petit Blanc " des touristes et des " humanitaires ". Quand il ne les assassine pas à coups de crayon. Déogratias s'en charge.

Déogratias a toujours soif. La bière d'urwagwa ne l'étanche pas. Il n'arrive pas à se saouler. Sa conscience a beau être noyée dans les brumes de l'alcool, elle ne se tait pas. Hurlement sans fin. Il se transforme en chien. La société d'après le génocide ne remarque pas sa mutation. Il est fou. C'est facile. Cela a le mérite de simplifier les choses. D'oublier le passé. Mais lui n'oublie rien. Victimes et bourreaux se saluent dans la rue d'un " uraho " , toujours vivant ?

Seules les femmes sont épargnées. Stassen les aime, souffre pour elles. Il les croque belles, vivantes. Humaines. A un moment, elles se cachent sous les latrines des hommes. C'est dire la place qu'elles occupent dans l'esprit des exterminateurs. Et des autres. La lumière chaude de certaines planches contribue à rendre encore plus glauque, plus sordide l'ambiance générale.

Un livre (oui, un livre) à acheter, à offrir ou se faire offrir d'urgence. Inutile d'attendre Noël pour lire intelligent. --Mohamed Berkani--






- Cambodge

- Ex Yougoslavie

Gorazde (première partie)
Joe Sacco
éditeur : Rackham
genre : bd reportage (noir&blanc, 108 pages)

date de parution : 2001
Gorazde enclave musulmane en Bosnie Orientale, déclarée zone de sécurité par l'ONU en mai 93, survit péniblement en tentant de résister aux multiples assauts des forces serbes qui l'encerclent. Profitant du cessez le feu, Joe Sacco, dessinateur reporter américain, s'est rendu quatre fois à Gorazde entre fin 1995 et début 1996. De ses différents séjours, il nous livre sa bd reportage, témoignage précieux et bouleversant. Dans cette première partie nous faisons la connaissance de Edin, son guide et ami, de Riki un ami d'Edin fan de rock occidental, du docteur Alija Begovic, responsable de l'hôpital de Gorazde... Joe Sacco revient assez longuement sur les origines complexes du conflit yougoslave. Il explique notamment l'ascension de Slobodan Milosevic dans les années 80 qui encourage la montée du nationalisme serbe. La bd ne suit pas un ordre chronologique précis, il est plutôt question ici d'une multitude de témoignages au gré des rencontres avec les habitants. La montée des tensions entre les deux communautés musulmane et serbe de Gorazde est très perceptible. La suspicion va grandissante. On se méfie de plus en plus de son voisin. Ce qui rend les choses si particulières et terrifiantes dans ce conflit, c'est qu'ici l'ennemi a partagé les mêmes bancs d'école que vous, il habite parfois la maison d'à côté, vous le côtoyez depuis de nombreuses années. Comme dans le génocide rwandais, votre voisin peut à tout moment devenir votre tortionnaire. On réalise aussi très bien l'isolement ressenti par la population de Gorazde. Les témoignages recueillis par Joe Sacco attestent de la survie de toute une ville en dépit des horreurs et des privations endurées au quotidien (ni électricité, ni eau courante et surtout plus de nourriture). La fameuse Route bleue reliant Sarajevo et Gorazde se trouvant tout le long en territoire serbe, le passage des convois humanitaires se faisait souvent au bon vouloir des nationalistes serbes. La communauté internationale et principalement l'ONU ne sont pas épargnées, il est très souvent question de leur impuissance.
Source des textes et iconographies
http://atticawebzine.chez-alice.fr/chroniquegorazdetome1.html#chroniquegorazdetome1
http://atticawebzine.chez-alice.fr/chroniquegorazdetome2.html#chroniquegorazdetome2
Gorazde (deuxième partie)
Joe Sacco
éditeur : Rackham
genre : bd reportage (noir&blanc, 118 pages)
date de parution : 2001
Joe Sacco poursuit ses rencontres dans les villes aux abords de Gorazde. A Visegrad, on lui raconte les massacres perpétrés la nuit sur les ponts de la Drina par les milices serbes. A Foca, comble de l'horreur, on apprend que la nuit les soldats tchetniks venaient chercher des femmes à la maternité pour les violer. Une fois encore, on ne peut ressortir indemme à la lecture de ces épisodes dramatiques. Sacco revient sur la difficulté d'acheminement de la nourriture. Edin décrit un de ses périples à pieds à travers les montagnes pour aller se ravitailler à Grebak. La majorité des serbes de Gorazde ont rapidement quitté la ville, Joe Sacco rencontre l'un des rares qui ait fait le choix de rester. Puis en 1994 arrive la terrible offensive des serbes contre Gorazde. C'est l'intensification des frappes à l'arme lourde sous le regard impuissant des forces internationales en présence, incapables de faire respecter les résolutions du conseil de sécurité de l'ONU. Joe Sacco explique également les pourparlers de paix qui ont lieu à Dayton en novembre 1995. Au final, l'intégrité de la Bosnie-Herzégovine est conservée mais elle sera composée de deux entités politiques distinctes de superficie sensiblement égale : une fédération croato-musulmane et une république serbe. Je ne peux qu'encourager la lecture de cette bd qui vaut tous les documentaires sur le sujet. Des témoignages souvent durs et éprouvants mais d'une richesse incontestable.
GORAZDE [1] ou le 9ème art au service de l’information

Par Aurélie GAUTHIER
Le 01/10/2002 , Revue , "Regard sur l'Est"

"Gorazde est l'histoire d'une ville qui s'apprêtait à mourir , mais c'est aussi les premiers pas de cette ville dans la direction de la vie" [2]

Bosnie, Palestine, Rwanda, Iran… Génocides, guerres, massacres… La bande dessinée s’empare de thèmes graves, inattendus et crée un genre nouveau: la BD de reportage, voire de grand reportage, ou même de correspondance de guerre. Car la BD n’est plus un jeu d’enfant depuis bien longtemps. Si Christin et Bilal, en réalisant notamment

Partie de chasse en 1983, ont construit une œuvre noire, politique et prémonitoire de l’effondrement soviétique, c’est Art Spiegelman avec Maus, ou la Shoah incarnée par des chats (les nazis) et des souris (les juifs), qui marque une date dans la représentation de l’indicible et s’impose comme un livre charnière. L’après-Maus, c’est Jean-Philippe Stassen[3], Marjane Satrapi[4] ou Joe Sacco qui nous offrent des témoignages qu’ils ont recueillis, ou nous font part de ce qu’ils ont vécu.

Gorazde, la ville qui donne son nom à l’ouvrage, a été déclarée par l’ONU zone de sécurité durant la guerre en Bosnie orientale. Avant la guerre, près de 9600 musulmans et 5600 serbes vivaient à Gorazde. Et puis la plupart des serbes obéissant aux ordres des Tchetniks –ultra-nationalistes Serbes, en référence aux monarchistes de 1941-1945– abandonnèrent leurs maisons pour permettre l’extermination…

Gorazde est la seule ville et enclave musulmane sous contrôle de l’ONU qui survécut à la guerre en Bosnie orientale. Joe Sacco, ce “dessinateur qui fait du journalisme” comme il aime à se qualifier, s’y est rendu à plusieurs reprises. Installé à Sarajevo depuis plusieurs mois, il a utilisé un convoi des Nations Unies pour se rendre à Gorazde lorsqu’un cessez-le-feu a rendu l’accès à cette zone possible. C’est d’ailleurs à cette ville “où [il a] passé quelques-uns des meilleurs moments de [sa] vie” qu’il dédie son livre. Ses divers séjours se sont donc déroulés entre la fin de l’année 1995 et le début de l’année 1996. Le “pire” était alors passé. Il a rencontré un grand nombre de survivants de Gorazde et s’est lié d’amitié avec certains d’entre eux. Il relate leurs paroles, leurs histoires, leurs luttes, leurs rêves et finalement, leur triomphe fragile de la guerre, de la mort, de ce “pire” qu’il évoque cependant toujours avec pudeur.

Dans Gorazde, Sacco nous offre plusieurs histoires: une chronologie de la guerre; les histoires vécues par les personnes qu’il a rencontrées, leurs interviews;et enfin sa propre histoire, son engagement et ses obligations professionnelles en tant que journaliste et témoin.

L’intérêt de cet ouvrage réside principalement dans le fait que l’auteur relate sa propre expérience dans l’enclave de Gorazde. Une part importante de son récit est consacrée à son amitié pour Edin, un musulman qui a, dans un premier temps, servi à Joe Sacco d’interprète puis l’a accueilli chez lui et lui a fait partager sa vie et ses craintes. Edin a présenté à Sacco de nombreux survivants, l’aidant et lui facilitant le travail autant que faire se pouvait. Leur amitié traverse toute cette histoire et apporte un peu de chaleur au milieu de cette tragédie. Car ce livre est une tragédie. Il décrit des événements que la plupart d’entre nous ne vivrons jamais;des faits si brutaux et cruels que la plupart d’entre nous ne peuvent les concevoir ni même imaginer qu’ils puissent arriver. Il y a quelques années, les musulmans de Gorazde eux-mêmes ne pensaient pas que de telles atrocités puissent être commises…


1. SACCO, Joe, Gorazde, Montreuil, Ed. Rackham, 2001, 229 pages (2 volumes). Du même auteur, voir également Šoba, le premier titre d'une série intitulée Histoires de Bosnie, dont Gorazde fait partie.
2. Avant-propos aux première et deuxième parties de Gorazde.
3. STASSEN, Jean-Philippe, Déogratias, collection Aire libre, Ed. Dupuis, 2000, 80 pages.
4. SATRAPI, Marjane, Persepolis, collection Ciboulette, Ed. L'Association, 2001-2002, 88 pages (3 volumes)

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Implicite : Si Hitler revenait?