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Tutenstein
 

© France 5
 
 
Une série d'animation de Jay Stephens, réalisée par Bob Richardson et Rob Laduca (2003), produite par Porchlight Entertainment.
26 x 22 min

 à partir du 15 mai 2006 : du lundi au vendredi, 12 h 45
 

La série
Le jeune pharaon Tutenstein appartient à la dynastie de Toutankharton (en référence, il faut le présumer, à Toutankhamon). Il meurt très jeune, à l’âge de 10 ans, alors qu’il accède au trône et reçoit le sceptre destiné à lui donner les pouvoirs surnaturels liés à son rang. Momifié, il est enfermé dans son sarcophage. Ce dernier, découvert 3 000 ans plus tard, est expédié dans un musée que visite la jeune Cléo, en compagnie de son chat Louxor. Cléo, manipulant le sceptre, réveille notre jeune embaumé.
Tel est le début de cette série d’aventures mêlant l’histoire ancienne et la mythologie avec la situation actuelle et quotidienne d’enfants de notre époque. Nous suivons ainsi le curieux et amical tandem pour s’amuser des décalages entre le monde que connaissait le petit prince égyptien surnommé « Tut » par ses amis (prononcer « toute ») et celui de la jeune fille. C’est, pour ce pimpant garçon, un milieu inconnu qui ne le déroute pas autant qu’on pourrait le penser. De nombreuses bêtises en perspective au sein d’actions cocasses.
Pistes à suivre
[Dire, lire, écrire (construire un projet interdisciplinaire), cycle 3]
Le générique
Il ne débute pas l’épisode, mais intervient après une séquence préliminaire qui sert, en quelque sorte, d’introduction à l’histoire. Ce générique explique la rencontre entre nos deux héros et présente l’évolution du monde, des mondes. Il mériterait à lui seul une exploitation pédagogique tant il demande une lecture précise des images et une écoute indispensable du fond sonore à tonalité orientale. Une observation attentive est donc essentielle.
 Nommer, dénommer. Aucun commentaire, aucun écrit, aucun texte chanté n’informe le téléspectateur, excepté le « mot de la fin » : Tutenstein. Le banc-titre n’apparaissant qu’en post-générique, à la reprise de l’histoire, il est alors intéressant de faire mettre des mots sur ce qui est vu. Faire trouver une définition au mot « Tutenstein ». Demander aux élèves de raconter à l’oral ou à l’écrit ce qu’ils comprennent de ce générique (il est singulier de laisser les élèves travailler individuellement, de confronter ensuite en petits groupes, puis de valider avec une synthèse collective).
 Faire ensuite chercher des indices qui permettent de localiser l’histoire, situer les personnages, chercher les symboles ou représentations de chacun des mondes, comprendre les changements d’époque, anticiper la suite des événements (éducation au regard et à l’écoute).
Découpage filmique :

Je vois
Je devrais comprendre
Égypte ancienne
(faire détailler ce qu’on entend : style de musique, instruments utilisés, rythmique, tempo)
Soleil.
Le dieu Râ, père des pharaons.
Le sceptre de Lumière, les trois pharaons (reconnaissables à leurs costume, couronne et barbe postiche).
Objet royal qui se transmet de père en fils. Il donne le pouvoir à celui qui le possède.
Tutenstein qui chute sous le regard désolé (mais pas malheureux) de ses pères.
Il est un jeune successeur préoccupé par des jeux de son âge qui le précipitent dans la mort.
Un fond noir, des yeux rouges, des bandelettes, un « atterrissage » de Tut dans le sarcophage.
La momification, les célébrations mortuaires.
Un « point de vue » pour exprimer la mort.
Au fond du « cercueil », un bras se lève.
Tutenstein ne serait-il pas mort ?
De la barque en papyrus au cargo.
Un anachronisme qui signifie un changement d’époque.
Monde contemporain
(faire écouter les changements musicaux : nouvelle instrumentation, rythmique accentuée, mélopées)
Le cargo transporte le cénotaphe.
Une modification du décor : des hiéroglyphes au paysage urbain de notre siècle.
Le musée.
Musée = visiteurs.
L’arrivée de Louxor et Cléo qui s’amusent alors qu’ils sont dans un lieu de silence (selon les règles établies !).
Un changement de culture, de civilisation, de religion. Un point commun avec Tut : ils sont joueurs.
La manipulation du sceptre par Cléo.
Un acte interdit.
Le réveil de la momie.
Une référence aux films d’horreur.
Tut, après être sorti du sarcophage, perd son bras.
Ce n’est plus un film d’épouvante, mais un film comique.
Un éclat de rire.
Le début d’une amitié.
Les héros partent en courant.
Tut mène la danse pour de nombreuses bêtises et découvertes.

La partie antique est liée à des connaissances, la partie contemporaine s’articule autour de l’émotionnel.
Une référence à l’histoire et la géographie
Il est primordial, quand c’est nécessaire, de replacer l’histoire dans sa référence à une vérité historique. Il n’est pas utile de pointer systématiquement les erreurs et imprécisions (la représentation délibérément choisie par les concepteurs l’emporte sur une certaine véracité).
 L’enseignant devra :
– permettre aux élèves de répondre à leurs interrogations et questions lorsqu’elles interviennent ;
– mettre en place des dispositifs de correction quand il constate une incompréhension ou mauvaise interprétation.
De façon générale, il est important de faire identifier les personnages, de les décrire, de les caractériser et surtout de les situer dans le temps.
 S’interroger sur les patronymes, en faire rechercher le sens, le nom exact et l’origine :
– Tut, diminutif de Tutenstein, jeune roi égyptien, donc pharaon, donc « dieu » ;
– Cléo, diminutif de Cléopâtre, reine d’Égypte ;
– Ra, Apopis, Bès, etc., les dieux égyptiens ;
– Louxor (un des sites de l’ancienne ville de Thèbes), nom donné au chat, incontournable animal de la mythologie égyptienne.
 Marquer certains symboles et modes de vie. Utiliser alors le vocabulaire adapté et approprié : momification, sarcophage, hiéroglyphes, dieux, pharaons, pyramides, le Nil... Chercher à mettre en réseau parmi les événements historiques les personnages ou situations qui sont à l’identique de ce type d’étonnement (Christophe Colomb, la ruée vers l’or, Neil Armstrong, les campagnes de Russie, Jack London, les guerres de religion, Hemingway, le monde sous-marin vu par Cousteau...).
 Organiser une analyse des faits (le pourquoi, le comment, le qui, le quoi, les conséquences). Faire expliciter les décalages non seulement de génération (Égypte antique/monde contemporain), mais aussi de civilisation (culture orientale/occidentale), de croyances et modes de vie (religion, création, procréation, rang social).
Faire observer la diversité des paysages et leur évolution (par l’intervention de l’homme, mais aussi par celle de la nature).
D’un personnage l’autre
 Observer les personnages et faire leur description (allure, habits, pouvoirs, qualités, défauts, comportements) sans oublier ce que leurs interlocuteurs pensent d’eux (Cléo reproche souvent à Tut de sentir mauvais : pourquoi ?).
 Tut est parfois en décalage face à ce nouveau monde. Faire exprimer ce qui peut le surprendre (la boîte magique = la télévision ; maïs éclaté = pop corn), puis comprendre le « pourquoi » de ces surprises et définir le « comment » (progrès scientifique, changement de civilisation, culture différente, point de vue divergent).
 Établir des liens avec des personnages fictifs qui eux aussi se sont retrouvés face à un monde nouveau (Tintin, Indiana Jones, Phileas Fogg, ET, Gulliver) et proposer alors d’étudier certains ouvrages concernés.
 Certains épisodes abordent des situations de vie, organiser des débats autour de certains thèmes (qu’est-ce que la puissance ? quel intérêt de tricher ? pourquoi mentir ? quelles sont les religions ?). Mettre en relation l’imaginaire lié à l’histoire ancienne et celui de notre monde contemporain. Et surtout, laisser les élèves interpréter, imaginer et proposer.
Pour en savoir plus
BAUSSIER Sylvie, SAILLARD Rémi, L’Égypte des pharaons, Nathan Jeunesse, coll. « Kididoc », 2002.

Sur le site de France 5, un riche ensemble pour découvrir l’Égypte ancienne.
www.france5.fr/egypte/

Emmanuel Paul, conseiller pédagogique




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Actualisé en mai 2006  - Tous droits réservés. Limitation à l'usage non commercial, privé ou scolaire.